dimanche, 01 mars 2009

95 000 chômeurs de plus en janvier à l'ANPE... Le plein emploi d'ici 2012??

Le candidat à la présidentielle l'avait promis...

 

"Je serai le président du pouvoir d'achat" (nota: il n'a jamais précisé de quelle classe sociale il parlait)

"J'arriverai au plein emploi d'ici 2012" (probablement parlait il des conseillers ANPE...)

sarko_bush2.png"Les Français ne s'endette pas assez, il faut généraliser le système de prêt hypothécaire" (vrai que les subprimes aux states, on se rend pas vraiment compte, mieux vaut avoir la même chose chez nous... Too much des familles entières à la rue!)

 

 

Et bien comme pour parodier une Rafarinade... "La route est moins droite et la pente est un précipice..." 

Mais pas de panique, les solutions sont énormes avec le plan de relance.

Définition d'un plan de relance: Système d'emprunt d'état engageant les générations futures sur de très lourdes sommes crise_chute.jpgqu'il faudra bien rembourser... les intérêts en plus. Plus familièrement, ce type de solution s'inspire du système "Madoff" qui vise à prendre de l'argent qui ne nous appartient pas, que l'on ignore si on a une quelconque garantie de le recouvrir, pour donner à d'autres...

 

Selon cette définition simpliste et que j'avoue non partisane, il s'agit de creuser un trou à la pelle mécanique pour boucher un trou fait par une bombe. Le premier sera quand à lui rebouché à la cuillère à café... Chers (très chers) contribuables, il va falloir travailler plus... (non, cette fois il n'y aura pas la suite!!)

 

Plus sérieusement, il semble vraisemblable que d'ici peu, nous accumulions +250000 chômeurs.

La faute à Sarkozy? Non bien sûr, mais le bouclier fiscal prive la France de recettes qui auraient permises d'avoir d'avantages de marges de manoeuvres. De plus, l'engagement des réformes étant étudié sur un modèle qui n'est pas le notre, et qui est à l'origine de cette crise, il y a du soucis à se faire pour la suite...

 

 

 Voici quelques pistes pour limiter l'impact de la crise en format PDF téléchargeable.

Quelques pistes pour diminuer l'impact de la crise.pdf 

 

Emmanuel Vrel-Lavezzi 

 

lundi, 20 octobre 2008

13 septembre 2008, Baisse du baril de brut, prix stables à la pompe (mise à jour 19 octobre)

Alors que le prix du baril s'affiche à la baisse depuis le début de l'été, les prix au litre à la pompe tardent à fléchir...

Si je ne suis pas économiste, certaines questions me viennent et ma compréhension, comme la votre, demande plus d'explications que ce que j'ai pu entendre ou lire dans la presse...

Vendredi, le baril de brut, après être passé sous la barre symbolique des 100$, s'est fixé en clôture de séance à 101,18$.petrole_forage_nuit_afp.jpgLorsque l'on observe la courbe du même baril depuis début juillet, l'on comprend une baisse importante puisque que 150$ le baril, nous sommes passés à 100$ pendant que les analystes prévoyaient un baril à 170$ pour la rentrée. (En date du 17 octobre, le baril de brent accuse un repli à 69$us et les économistes prévoient une chute vers les 50$us)

En ligne bien sûr les décisions importantes au début de l'été de l'Arabie Saoudite, membre majeur des pays de l'OPEP, d'augmenter sa production de 500 000 baril/jour. Le résultat immédiat est évidemment la baisse des cours. Mais également, si l'on ne peut parler véritablement de baisse mais plutôt d'une rationalisation partielle de la consommation mondiale notamment aux Etats-Unis, en Europe et en Chine (après JO). La demande chute, l'offre monte et les cours descendent...

Mais voilà, avec une chute qui s'établie maintenant à 50$ us, pourquoi les tarifs ne descendent-ils pas plus vite??

Il faut comprendre que ces tarifs sont liés à beaucoup de facteurs, et pas seulement celui des taxes puisque ces taxes restant proportionnelles, il n'y a pas de justification à une hausse rapide ou à l'inverse, une baisse lente. Lorsque les cours descendent de 25%, la logique voudrait que nous payons 25% moins cher notre carburant.

Or le baril de brut s'échange en dollars US... et nous payons notre essence en euros...

Si au début de l'été, nous n'avons pas payé notre litre d'essence à 2,20€, c'est grâce à la grande forme de notre monnaie face à un dollar dévalué (1€=1,50$US début juillet). Une grande forme terriblement dénoncée par ailleurs par notre chef de l’Etat N. Sarkozy.

dollars-us.jpgLa baisse quasi constante du dollar face à l'euro, si elle a pénalisé le commerce d'exportation, (les principaux échanges se faisant toujours en dollar pour une production française au coûts et prix de vente fixés en euros pénalisent le commerce d’exportation et engendre perte d’emploi et délocalisation, exemple avec Airbus) a en contre partie bénéficié aux automobilistes qui ont, dans une moindre mesure, accusé le coût des hausses des prix du baril de brut. Ce dernier a doublé en 20 mois tandis que les prix a la pompe n'ont "que" grimpé de 50%.

Or, aujourd'hui, le baril redescend et si bien que l'OPEP viens d'annoncer la baisse de la production égale à la hausse qui avait été organisée au début de l'été afin de stabiliser les cours et d'éviter que les prix ne descendent trop vite. Les états producteurs souhaitant conserver des marges confortables sur un commerce voué à disparaître un jour ou l’autre.

Dans le même temps, le dollar reprend une faible vigueur face à l'euro dont le cour est à la clôture de vendredi de 1€=1,3996$US. La réduction de l'écart de change entre euro et dollar US donne le même effet inverse que celui d'un dollar faible, c'est à dire que nous ressentons moins la baisse du prix au litre. En moyenne, on annonce une baisse de 10% de l’euro face au dollar US.

Alors cela n'explique pas tout, les pétroliers tardent tout de même à répercuter les baisses et le consommateur que nous sommes tous voit bien que les hausses arrivent en une quinzaine de jours tandis qu'il faut souvent 1 mois pour les baisses. Alors nul doute qu'au passage, ces taux de change instables profitent aux sociétés dont, nos déplacements, sont si dépendants.

euro piece.jpgEn clair, début juillet, le baril de brut valait ~150$US soit ~100€ soit 33% d'écart et aujourd'hui, le même baril s'échange à ~100$US soit ~71,45€ soit 28,55% d'écart (en simplifiant les valeurs). Clairement, puisque le baril à perdu + de 30% de sa valeur haute de juillet et que le tau de change nous fait perdre environ 4,5% (33-28,55), les prix devraient descendre bien plus bas puisque la baisse est moyenne à 4,3% depuis juillet. La chute est d'ailleurs bien différente entre l'essence et le diesel pourtant majoritaire aujourd'hui.

Les pétroliers annonce l'effet des taxes qui, si je n'm'abuse sont proportionnelles...

plateforme pétrole.jpg

Des questions bêtes...

- Pourquoi plus de baisses sur le diesel que sur le sans plomb? N'est il pas possible d'imaginer qu'après la réduction de l'écart de prix entre les deux carburants que l'on a connus en juillet, les constructeurs automobiles ne soient montés au créneau face à un marché de vente des véhicules neuf en berne et constitué de 80% de véhicule diesel, seul argument pour pousser véritablement les acheteurs de voiture neuve à vendre-sa-voiture.jpgchanger leur vieilles voitures essence??

- Pourquoi moins de baisses, malgré la prise en compte des taux de change, que la baisse du brut?

- Pourquoi mettre en cause les taxes qui n'évoluent qu'en proportion à la hausse du carburant?

- Notre politique énergétique impose t'elle une valorisation des tarifs à la pompe afin de faire fléchir notre consommation d'essence? Y'a t'il un parallèle avec la recherche et l'investissement dans les nouvelles énergies? (Notamment l’investissement en bios carburants, moteurs hybrides, etc fait par les constructeurs automobiles)

- Et que penser des bénéfices dégagés en plus value à chaque variation des cours? Et que penser, vu le marché concurrentiel, de l'unification des politiques de hausses et de baisses entre les différents pétroliers? Ne peut on pas suspecter une entente paralysant la liberté des marchés et le réalisme concurrentiel?

- Et quel impact doit on attendre sur les hausses des prix du gaz qui viennent d'être décidées et autorisées par Bercy, expliquées auprès des usagers devenus consommateurs, par l'envolée du brut qui vient finalement d'atterrir? GDF Suez serait elle prête à voir son augmentation annulée? Ne faut il pas ralentir les baisses afin de faire oublier que toutes nos énergies ont grimpées parce qu'indexées sur le prix du pétrole? (Electricité, Gaz)

Toutes ces questions, je ne peux y répondre mais je peux les poser. Si vous avez des réponses... c'est avec plaisir. D'ici là, conseil de sage, pompe essence.jpgcontrôlez les prix du fioul domestique et du gaz propane dans les trois prochaines semaines et remplissez vos cuves car dans quinze jours, la demande fera peut-être remonter les prix au litre... si les températures continuent de chuter…

 

samedi, 11 octobre 2008

Crise Financière ou quand la solidarité vient au secours du néocapitalisme!

Que ferait aujourd'hui les marchés sans la solidarité nationale... et internationale?

Car si l'on nous répète en boucle que nos épargnants ne risquent rien, alors pourquoi financer, vu l'état des finances Françaises, une crise qui finalement trouve son origine dans les portefeuilles de ceux qui spéculent sur le travail des autres et sont responsables par ce jeu des plans sociaux liés à ce que l'on appelle "les licenciements boursiers"?

Car c'est bien là le problème, "plus rien" n'a de valeur sinon celle des marchés d'échanges qui font fluctuer non plus en fonction du travail mais en fonction de la demande qu'ils synthétisent à la hausse ou à la baisse. Une entreprise vie au gré des spéculateurs et c'est leur "confiance" ou plutôt leur soif de dividendes qui permet aux sociétés d'avoir les liquidités nécessaires à leur développement.

Or, si tout le monde s'accorde pour comprendre que les "subprimes" sont à l'origine de la crise financière qui touche le globe, je n'entends personne mettre en avant les intérêts de cette crise!

Les valeurs sont hautes, parfois très hautes et soyons clairs: Une valeur haute ne peut continuer de monter indéfiniment dans ce système qui défend le "détruire pour reconstruire"!

Prenons un exemple simple avec l'immobilier: Une maison simple de 120m² qui valait 90 000€ il y a quinze ans était somme toute accessible pour un ménage travaillant et ayant pu faire quelques économies. Hors, la même maison a vu son prix "flamber" depuis et se situe sur un marché proche des 250 000€!

Alors une question bête: Vaut il mieux acheter sur la valeur haute? Et si l'on souhaite la revendre un jour, quel en sera le prix? Qui pourra se la payer?... Par contre, si l'on a la possibilité, plutôt que d'attendre la baisse naturelle d'un marché qui a atteint le stade de la saturation, de faire plonger les valeurs; alors il sera de nouveau possible de racheter le bien à une valeur "raisonnable" voir intéressante. Comment faire baisser artificiellement le prix de cette maison? En limitant l'accès à l'emprunt par un resserrement des critères d'obtention plutôt que d'attendre la baisse naturelle liée à la saturation pure et dure.

C'est de façon simpliste le même mécanisme pour les portefeuilles d'actions.

Alors soit! Les subprimes, ce sont avant tout des crédits hypothécaires (c'est à dire que la valeur du bien est mise en garantie sur l'emprunt) à taux variables (c'est à dire que le taux d'emprunt fluctue aux aléas des cours de l'argent). Le soucis, c'est que l'argent et ici en l'occurrence, le Dollar us, a vu sa valeur baisser considérablement par un effet mécanique entraîné par la FED qui a jouée sur les taux directeurs afin d'alimenter l'économie globale américaine mais favorisant l'inflation (c'est à dire qu'elle a volontairement diminué la valeur du dollar pour conserver la compétitivité des sociétés américaines). Cela a résulté qu'en remontant les taux directeurs, puisque le ralentissement des économies mondiale à diminuer les échanges (due entre autre à l'inflation des matières premières liées elles même à la demande, par exemple, de la Chine avant JO), elle a fait monter les taux variables d'emprunts immobilier et mis "à sec" les capacités de remboursement des ménages pauvres et de classes moyennes; entraînant alors des défauts de paiements en masse. Ces mêmes défauts de paiements paralysant alors l'économie par retombées puisqu'il n'y a plus de pouvoir d'achat.

Les banques mondiales étant toute liées par leur investissements, et prêt d'argent mutuels, il s'ent suit un crash général dans un effet de dominos amenant la faillite de trust.

Pour autant, les cours chutent et quelque part, dans l'idéologie de ce système basé sur la progression et la croissance, tout ce à quoi nous assistons n'est purement qu'une remise à zéro!

En gros, nous pouvons imaginer que les "petits épargnant", ceux que l'on nomme "boursicoteurs" ont achetés en valeur haute, prenant par fractions, des parts sur le capital de sociétés du monde entier. Hors, pour faire de l'argent, puisqu'il faut acheter le moins cher possible et vendre le plus cher possible, les capacités de gains se sont réduites pour les gros portefeuilles. Ces gros portefeuilles, rassurons nous, loin des appels "au calme" des gouvernants du monde entier, ont cédés les parts à bon prix, entraînant une chute vertigineuse des cours. Les mêmes ont "misé" à la baisse, multipliant, du fait de la chute des cours, leurs gains en entraînant vers l'asphyxie financière bon nombre de sociétés.

Et à présent que cet argent est parti... "en fumée", les Etats se mobilisent, en faisant appel... à nous!

En clair, il ne faut surtout pas imaginer que cette crise est la mort du système mais plutôt que ce système n'a jamais si bien fonctionné! Car il permet les rachats des sociétés les plus en difficulté pour bon prix, il permet de faire descendre le prix des actions (qui remonteront, une fois la crise passée) et permettront à un petit nombre de faire encore d'avantage de profits! Car d'ici là, les Etats solidaires (nous) auront injecté des milliards d'euros et de dollars dans ce gouffre non sans fond mais qui se prépare au rebond.

Devrait on ne rien faire?

Quelque part, si l'on veut aller au bout du système, et bien laissons faire... Malheureusement, cette crise risque bien d'emporter avec elle, les épargnes mais aussi et surtout la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat.

Toutefois, il existait une ligne médiane: Celle d'encourager, non pas la reprise artificielle des marchés, mais celle de l'économie. Car l'aide des Etats devrait bel et bien se répartir sur trois pôles:

1- Les bourses (c'est fait et... les place boursières continuent de descendre...)

2- Le commerce intérieur: PME, Commerçants, Artisans, Profession Libérale par des moratoires de perception et aides pécuniaires de soutien d'emploi (ceux là devront se débrouiller seuls)

3- La consommation: Revaloriser le pouvoir d'achat par une revalorisation des salaires, et la mise en place d'un fond de garantie sur les emprunts pourvus dans la période de crise.

Car il est tout de même vexant pour nos concitoyens de savoir que, par notre solidarité (l'argent injecté dans les places boursières par l'Etat vient de nous), nous allons participer à "sauver" les retraites... du capital et donc entre autre des Américains! Lesquels finançant eux même, via les fonds de pension qui ne sont que des placements boursiers, leur retraites de façons individuelles.

Notre pays a fait le choix de la répartition et donc de la solidarité inter générations, garantissant à chacun une retraite (parfois petite mais une retraite!)

Cela rappel par ailleurs le programme de notre chef de l'Etat qui souhaitait rendre accessible le crédit immobilier aux plus pauvres par l'hypothèque, et donc créer des subprimes à la française... Quelle sera sa position sur ce sujet au lendemain de cette crise?

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy préfère apporter la solidarité nationale à un système ruinant l'emploi, méprisant les plus faibles. Mais si cela semble injuste, force est de constater que c'est indispensable pour garantir une stabilité mondiale. Car si nous, pays riches, trouvons la situation pénible par la perte des épargnes à risques, que dire des pays les plus pauvres pour lesquels la panne des systèmes bancaires sonne le glâ des populations démunies et déjà durement touchées par la crise alimentaire! Ceux là n'ont pas d'épargne et ne font que gagner le pain du jour. Le ralentissement mondial de l'économie va engendrer une aggravation de leur situation...

Ce développement est simpliste mais le but est de soulever une autre idée de ce qui reste pour chacun d'entre nous, une crise majeure...

Emmanuel Vrel-Lavezzi