lundi, 20 octobre 2008

13 septembre 2008, Baisse du baril de brut, prix stables à la pompe (mise à jour 19 octobre)

Alors que le prix du baril s'affiche à la baisse depuis le début de l'été, les prix au litre à la pompe tardent à fléchir...

Si je ne suis pas économiste, certaines questions me viennent et ma compréhension, comme la votre, demande plus d'explications que ce que j'ai pu entendre ou lire dans la presse...

Vendredi, le baril de brut, après être passé sous la barre symbolique des 100$, s'est fixé en clôture de séance à 101,18$.petrole_forage_nuit_afp.jpgLorsque l'on observe la courbe du même baril depuis début juillet, l'on comprend une baisse importante puisque que 150$ le baril, nous sommes passés à 100$ pendant que les analystes prévoyaient un baril à 170$ pour la rentrée. (En date du 17 octobre, le baril de brent accuse un repli à 69$us et les économistes prévoient une chute vers les 50$us)

En ligne bien sûr les décisions importantes au début de l'été de l'Arabie Saoudite, membre majeur des pays de l'OPEP, d'augmenter sa production de 500 000 baril/jour. Le résultat immédiat est évidemment la baisse des cours. Mais également, si l'on ne peut parler véritablement de baisse mais plutôt d'une rationalisation partielle de la consommation mondiale notamment aux Etats-Unis, en Europe et en Chine (après JO). La demande chute, l'offre monte et les cours descendent...

Mais voilà, avec une chute qui s'établie maintenant à 50$ us, pourquoi les tarifs ne descendent-ils pas plus vite??

Il faut comprendre que ces tarifs sont liés à beaucoup de facteurs, et pas seulement celui des taxes puisque ces taxes restant proportionnelles, il n'y a pas de justification à une hausse rapide ou à l'inverse, une baisse lente. Lorsque les cours descendent de 25%, la logique voudrait que nous payons 25% moins cher notre carburant.

Or le baril de brut s'échange en dollars US... et nous payons notre essence en euros...

Si au début de l'été, nous n'avons pas payé notre litre d'essence à 2,20€, c'est grâce à la grande forme de notre monnaie face à un dollar dévalué (1€=1,50$US début juillet). Une grande forme terriblement dénoncée par ailleurs par notre chef de l’Etat N. Sarkozy.

dollars-us.jpgLa baisse quasi constante du dollar face à l'euro, si elle a pénalisé le commerce d'exportation, (les principaux échanges se faisant toujours en dollar pour une production française au coûts et prix de vente fixés en euros pénalisent le commerce d’exportation et engendre perte d’emploi et délocalisation, exemple avec Airbus) a en contre partie bénéficié aux automobilistes qui ont, dans une moindre mesure, accusé le coût des hausses des prix du baril de brut. Ce dernier a doublé en 20 mois tandis que les prix a la pompe n'ont "que" grimpé de 50%.

Or, aujourd'hui, le baril redescend et si bien que l'OPEP viens d'annoncer la baisse de la production égale à la hausse qui avait été organisée au début de l'été afin de stabiliser les cours et d'éviter que les prix ne descendent trop vite. Les états producteurs souhaitant conserver des marges confortables sur un commerce voué à disparaître un jour ou l’autre.

Dans le même temps, le dollar reprend une faible vigueur face à l'euro dont le cour est à la clôture de vendredi de 1€=1,3996$US. La réduction de l'écart de change entre euro et dollar US donne le même effet inverse que celui d'un dollar faible, c'est à dire que nous ressentons moins la baisse du prix au litre. En moyenne, on annonce une baisse de 10% de l’euro face au dollar US.

Alors cela n'explique pas tout, les pétroliers tardent tout de même à répercuter les baisses et le consommateur que nous sommes tous voit bien que les hausses arrivent en une quinzaine de jours tandis qu'il faut souvent 1 mois pour les baisses. Alors nul doute qu'au passage, ces taux de change instables profitent aux sociétés dont, nos déplacements, sont si dépendants.

euro piece.jpgEn clair, début juillet, le baril de brut valait ~150$US soit ~100€ soit 33% d'écart et aujourd'hui, le même baril s'échange à ~100$US soit ~71,45€ soit 28,55% d'écart (en simplifiant les valeurs). Clairement, puisque le baril à perdu + de 30% de sa valeur haute de juillet et que le tau de change nous fait perdre environ 4,5% (33-28,55), les prix devraient descendre bien plus bas puisque la baisse est moyenne à 4,3% depuis juillet. La chute est d'ailleurs bien différente entre l'essence et le diesel pourtant majoritaire aujourd'hui.

Les pétroliers annonce l'effet des taxes qui, si je n'm'abuse sont proportionnelles...

plateforme pétrole.jpg

Des questions bêtes...

- Pourquoi plus de baisses sur le diesel que sur le sans plomb? N'est il pas possible d'imaginer qu'après la réduction de l'écart de prix entre les deux carburants que l'on a connus en juillet, les constructeurs automobiles ne soient montés au créneau face à un marché de vente des véhicules neuf en berne et constitué de 80% de véhicule diesel, seul argument pour pousser véritablement les acheteurs de voiture neuve à vendre-sa-voiture.jpgchanger leur vieilles voitures essence??

- Pourquoi moins de baisses, malgré la prise en compte des taux de change, que la baisse du brut?

- Pourquoi mettre en cause les taxes qui n'évoluent qu'en proportion à la hausse du carburant?

- Notre politique énergétique impose t'elle une valorisation des tarifs à la pompe afin de faire fléchir notre consommation d'essence? Y'a t'il un parallèle avec la recherche et l'investissement dans les nouvelles énergies? (Notamment l’investissement en bios carburants, moteurs hybrides, etc fait par les constructeurs automobiles)

- Et que penser des bénéfices dégagés en plus value à chaque variation des cours? Et que penser, vu le marché concurrentiel, de l'unification des politiques de hausses et de baisses entre les différents pétroliers? Ne peut on pas suspecter une entente paralysant la liberté des marchés et le réalisme concurrentiel?

- Et quel impact doit on attendre sur les hausses des prix du gaz qui viennent d'être décidées et autorisées par Bercy, expliquées auprès des usagers devenus consommateurs, par l'envolée du brut qui vient finalement d'atterrir? GDF Suez serait elle prête à voir son augmentation annulée? Ne faut il pas ralentir les baisses afin de faire oublier que toutes nos énergies ont grimpées parce qu'indexées sur le prix du pétrole? (Electricité, Gaz)

Toutes ces questions, je ne peux y répondre mais je peux les poser. Si vous avez des réponses... c'est avec plaisir. D'ici là, conseil de sage, pompe essence.jpgcontrôlez les prix du fioul domestique et du gaz propane dans les trois prochaines semaines et remplissez vos cuves car dans quinze jours, la demande fera peut-être remonter les prix au litre... si les températures continuent de chuter…

 

samedi, 18 octobre 2008

Taxation des ordures ménagères, les ménages seront ils les seuls à payer?

L'Assemblée Nationale vient de voter une loi introduisant la taxation des ordures ménagères en fonction du poids des déchets.

Si cette mesure a prouvé, à l'état expérimental une diminution importante des déchets ménagers, elle pose en outre d'autres questions.

(cliquez sur l'image ci dessous pour connaitre le détail de nos poubelles: source ADEME)

Ne risque t'on pas de générer des "décharges sauvages" dans le temps, bien plus néfastes à l'environnement puisque non maîtrisées?

- Il apparaît durant les expérimentations, qu'il n'y a pas ou peu d'effets néfastes puisque cette mesure est de nature à responsabiliser les ménages.

descriptif d'une poubelle.jpgAlors que les ménages vont être, à juste cause, mis à contribution pour la réduction des déchets; les députés vont-ils prévoir de pénaliser l'excès d'emballages revêtant les produits de consommations?

- En effet, si la responsabilisation de chaque individu producteur de déchets est à saluer, n'est-il pas utile de contraindre les industriels à produire avec moins d'emballages? Car sur beaucoup de produits, il n'est pas rare qu'un emballage plastique vienne protéger l'emballage carton, lui-même protégeant une emballage sous vide avant de trouver le produit fini... Le dévellopement des "éco-emballages" n'est peut-être pas suffisemment mis en valeur dan ce texte alors espérons que les députés penseront à prévoir cet élément avant de pénaliser le consommateur final.

Doit on adapter l'habitat de manière à optimiser la capacité de tri sélectif souvent couteux en espace?

- Il est clairement établi que les déchets sont issus, pour un grand nombre, d'emballages. Qu'ils soient recyclables en filière, recyclables dans l'attente d'une collecte, ou tout simplement non recyclables. tous les Français n'ont pas la possibilité de composter les déchets organiques, ou l'espace nécessaire dans leur logement permettant un tri efficace. Ne peut on pas alors, imposer dans toute construction neuve ou rénovation la définition d'espaces de tri sélectif? Ainsi, les personnes logées dans des appartements souvent limités en espace vital auraient une meilleure commodité pour le stockage des ordures triées. Cela ne nécessiterait que peu d'espace mais un espace dédié ne remettant pas en cause les conditions d'hygiène dans l'habitat. Par exemple, les étudiants louant des studios, les jeunes et jeunes couple habitant des T2, les personnes agées dont l'espace de vie est réduit du fait d'une diminution de mobilité. Celà permettrait un tri plus efficace dans l'attente du rammassage hebdomadaire sélectif.

Le dévellopement des familles monoparentales, des situations de célibat de longue durée ou de vie partagée séparée n'est il pas un risque d'augmentation perpétuel des déchets?

- Car c'est un fait que notre époque est marquée par des situation de division des familles, de situation de célibat de longue durée, etc... Ces situations, toutes respectables dès lors que leur protagonistes les choisissent, créent des achats de petites quantités, de portions individuelles augmentant le ratio emballage/produit. Encore une fois, il est intéressant non pas de juger les modes de vie mais de tenter, avec les industriels, de trouver des solutions permettant à chacun de produire des déchets "équittables". Car les personnes vivant seules vont subir leur solitude par leur ordures.

recyclable.jpg

Quel acceuil pour les produits non recyclables disponibles à profusion?

- Un exemple simple est celui des "lingettes" ou des couches culottes jetables qui ne profitent pas du recyclage, voir qui ne sont parfois pas recyclable. Pourtant, aujourd'hui, il existe des lingettes pour tout! Qu'elles soient démaquillantes, lustrantes, dépoussierantes, nettoyantes, absorbeuses de couleurs, ou désinfectantes; les lingettes ont une place importante dans la consommation des ménages. Pratiques parce que peu encombrantes, pré-imprégnées des produits dont elles sont le support, transportables ET... facilement jetables... dans n'importe quelle corbeille... Ne serait il pas interressant de promouvoir les couches lavables, autrefois utilisées et souvent antiallergène du fait qu'elles sont en coton, et d'interdire, purement et simplement la mise sur le marché des supports lingettes qui ne sont pas biodégradables sur une échelle de quelques semaines?

Effet pervers sur les déchets organiques?

- Si l'on ne permet pas facilement aux ménages de valoriser (en ville notament) leur déchets organiques, il y a fort à parier qu'il se dévellopera un marché du broyeur d'évier, tout comme aux Etats Unis ou les familles jettent "tout" ce qui peut l'être dans leur évier de cuisine équipé d'un broyeur. Les déchets ainsi broyés sont véhiculés par l'égout et sont traités au titre du traitement des eaux, augmentant alors considérablement le traitement d'eau avant rejet dans l'environnement, ce qui est un problème majeur! Un véritable effet pervers possible puisque tout déchet organique est 100% et très facilement compostable en vue d'une valorisation comme engrais naturel.

Recyclage.jpg

En conclusion: Oui, il faut responsabiliser le consommateur producteur de déchets! Cette mesure aura le mérite de forcer la régulation de chacun! Mais attention toutefois de bien mesurer les effets secondaires, attention de ne surtout pas responsabiliser ceux qui jettent sans intervenir durement vis à vis des industriels, qui par la cause purement marketing, surabondent le marché d'emballages et de publicités qui font peser les poubelles! Attention également d'organiser un habitat propre et adéquate à nos ambitions environnementales! Attention aux produits non recyclable ou ne bénéficiant pas encore d'une collecte! Et pour finir, attention de répartir l'effort de manière équittable entre tout les acteurs du cycle de production d'un déchet.

Une mesure qui va permettre, non pas d'organiser le retraitement, mais la production des déchets, c'est un réel progrès en terme de responsabilisation des ménages...

samedi, 11 octobre 2008

Crise Financière ou quand la solidarité vient au secours du néocapitalisme!

Que ferait aujourd'hui les marchés sans la solidarité nationale... et internationale?

Car si l'on nous répète en boucle que nos épargnants ne risquent rien, alors pourquoi financer, vu l'état des finances Françaises, une crise qui finalement trouve son origine dans les portefeuilles de ceux qui spéculent sur le travail des autres et sont responsables par ce jeu des plans sociaux liés à ce que l'on appelle "les licenciements boursiers"?

Car c'est bien là le problème, "plus rien" n'a de valeur sinon celle des marchés d'échanges qui font fluctuer non plus en fonction du travail mais en fonction de la demande qu'ils synthétisent à la hausse ou à la baisse. Une entreprise vie au gré des spéculateurs et c'est leur "confiance" ou plutôt leur soif de dividendes qui permet aux sociétés d'avoir les liquidités nécessaires à leur développement.

Or, si tout le monde s'accorde pour comprendre que les "subprimes" sont à l'origine de la crise financière qui touche le globe, je n'entends personne mettre en avant les intérêts de cette crise!

Les valeurs sont hautes, parfois très hautes et soyons clairs: Une valeur haute ne peut continuer de monter indéfiniment dans ce système qui défend le "détruire pour reconstruire"!

Prenons un exemple simple avec l'immobilier: Une maison simple de 120m² qui valait 90 000€ il y a quinze ans était somme toute accessible pour un ménage travaillant et ayant pu faire quelques économies. Hors, la même maison a vu son prix "flamber" depuis et se situe sur un marché proche des 250 000€!

Alors une question bête: Vaut il mieux acheter sur la valeur haute? Et si l'on souhaite la revendre un jour, quel en sera le prix? Qui pourra se la payer?... Par contre, si l'on a la possibilité, plutôt que d'attendre la baisse naturelle d'un marché qui a atteint le stade de la saturation, de faire plonger les valeurs; alors il sera de nouveau possible de racheter le bien à une valeur "raisonnable" voir intéressante. Comment faire baisser artificiellement le prix de cette maison? En limitant l'accès à l'emprunt par un resserrement des critères d'obtention plutôt que d'attendre la baisse naturelle liée à la saturation pure et dure.

C'est de façon simpliste le même mécanisme pour les portefeuilles d'actions.

Alors soit! Les subprimes, ce sont avant tout des crédits hypothécaires (c'est à dire que la valeur du bien est mise en garantie sur l'emprunt) à taux variables (c'est à dire que le taux d'emprunt fluctue aux aléas des cours de l'argent). Le soucis, c'est que l'argent et ici en l'occurrence, le Dollar us, a vu sa valeur baisser considérablement par un effet mécanique entraîné par la FED qui a jouée sur les taux directeurs afin d'alimenter l'économie globale américaine mais favorisant l'inflation (c'est à dire qu'elle a volontairement diminué la valeur du dollar pour conserver la compétitivité des sociétés américaines). Cela a résulté qu'en remontant les taux directeurs, puisque le ralentissement des économies mondiale à diminuer les échanges (due entre autre à l'inflation des matières premières liées elles même à la demande, par exemple, de la Chine avant JO), elle a fait monter les taux variables d'emprunts immobilier et mis "à sec" les capacités de remboursement des ménages pauvres et de classes moyennes; entraînant alors des défauts de paiements en masse. Ces mêmes défauts de paiements paralysant alors l'économie par retombées puisqu'il n'y a plus de pouvoir d'achat.

Les banques mondiales étant toute liées par leur investissements, et prêt d'argent mutuels, il s'ent suit un crash général dans un effet de dominos amenant la faillite de trust.

Pour autant, les cours chutent et quelque part, dans l'idéologie de ce système basé sur la progression et la croissance, tout ce à quoi nous assistons n'est purement qu'une remise à zéro!

En gros, nous pouvons imaginer que les "petits épargnant", ceux que l'on nomme "boursicoteurs" ont achetés en valeur haute, prenant par fractions, des parts sur le capital de sociétés du monde entier. Hors, pour faire de l'argent, puisqu'il faut acheter le moins cher possible et vendre le plus cher possible, les capacités de gains se sont réduites pour les gros portefeuilles. Ces gros portefeuilles, rassurons nous, loin des appels "au calme" des gouvernants du monde entier, ont cédés les parts à bon prix, entraînant une chute vertigineuse des cours. Les mêmes ont "misé" à la baisse, multipliant, du fait de la chute des cours, leurs gains en entraînant vers l'asphyxie financière bon nombre de sociétés.

Et à présent que cet argent est parti... "en fumée", les Etats se mobilisent, en faisant appel... à nous!

En clair, il ne faut surtout pas imaginer que cette crise est la mort du système mais plutôt que ce système n'a jamais si bien fonctionné! Car il permet les rachats des sociétés les plus en difficulté pour bon prix, il permet de faire descendre le prix des actions (qui remonteront, une fois la crise passée) et permettront à un petit nombre de faire encore d'avantage de profits! Car d'ici là, les Etats solidaires (nous) auront injecté des milliards d'euros et de dollars dans ce gouffre non sans fond mais qui se prépare au rebond.

Devrait on ne rien faire?

Quelque part, si l'on veut aller au bout du système, et bien laissons faire... Malheureusement, cette crise risque bien d'emporter avec elle, les épargnes mais aussi et surtout la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat.

Toutefois, il existait une ligne médiane: Celle d'encourager, non pas la reprise artificielle des marchés, mais celle de l'économie. Car l'aide des Etats devrait bel et bien se répartir sur trois pôles:

1- Les bourses (c'est fait et... les place boursières continuent de descendre...)

2- Le commerce intérieur: PME, Commerçants, Artisans, Profession Libérale par des moratoires de perception et aides pécuniaires de soutien d'emploi (ceux là devront se débrouiller seuls)

3- La consommation: Revaloriser le pouvoir d'achat par une revalorisation des salaires, et la mise en place d'un fond de garantie sur les emprunts pourvus dans la période de crise.

Car il est tout de même vexant pour nos concitoyens de savoir que, par notre solidarité (l'argent injecté dans les places boursières par l'Etat vient de nous), nous allons participer à "sauver" les retraites... du capital et donc entre autre des Américains! Lesquels finançant eux même, via les fonds de pension qui ne sont que des placements boursiers, leur retraites de façons individuelles.

Notre pays a fait le choix de la répartition et donc de la solidarité inter générations, garantissant à chacun une retraite (parfois petite mais une retraite!)

Cela rappel par ailleurs le programme de notre chef de l'Etat qui souhaitait rendre accessible le crédit immobilier aux plus pauvres par l'hypothèque, et donc créer des subprimes à la française... Quelle sera sa position sur ce sujet au lendemain de cette crise?

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy préfère apporter la solidarité nationale à un système ruinant l'emploi, méprisant les plus faibles. Mais si cela semble injuste, force est de constater que c'est indispensable pour garantir une stabilité mondiale. Car si nous, pays riches, trouvons la situation pénible par la perte des épargnes à risques, que dire des pays les plus pauvres pour lesquels la panne des systèmes bancaires sonne le glâ des populations démunies et déjà durement touchées par la crise alimentaire! Ceux là n'ont pas d'épargne et ne font que gagner le pain du jour. Le ralentissement mondial de l'économie va engendrer une aggravation de leur situation...

Ce développement est simpliste mais le but est de soulever une autre idée de ce qui reste pour chacun d'entre nous, une crise majeure...

Emmanuel Vrel-Lavezzi

 

dimanche, 05 octobre 2008

L'environement protégé par des taxes (?) 1er volet

L'environnement en danger, Jean-Louis Borlo propose une taxe "pique-nique", un bonus/malus; Sarkozy botte en touche et ignore les recommandations de son Ministre!

Alors bien sûr, l'avenir de l'Homme passe par le devenir de notre planète et nul ne saurait l’ignorer.

Toutefois, et bien que Nicolas Hulot ait un discours noble en ce sens, la question centrale est bien là: Peut-on protéger notre environnement par des taxes? Qui les paiera?

grenelle.jpgDepuis plusieurs jours, dans la ligne fixée par le Grenelle de l'Environnement, une série de taxes, de bonus/malus ont été annoncés par le ministère de l'environnement. Leur rejet en l'absence d'autres propositions par le gouvernement est par ailleurs un signe évident de son désintérêt à prendre les décisions dont notre planète à besoin.

La taxe, désormais célèbre du "pique nique" qui taxe toute une série de produits jetables est toutefois assimilable à une hausse de la TVA. Et même si le chef de l'Etat vient de rejeter cette idée, je me pose cette question de connaître la réelle utilité.

Car considérer que la protection de l'environnement passe par des taxes ou des crédits d'impôts est sans intérêts et compromet la responsabilisation des populations.

Ce peut-être interprété comme une nouvelle exclusion sociale: Les hauts revenus, ne sont guère atteints par ce procédé de taxes ou bonus/malus, et bien au contraire, puisqu'ils ont la capacité d'investir et donc de profiter du système de défiscalisation et de crédits d'impôt. Tandis que les plus pauvres n'ayant pas de possibilités d'investir ne peuvent que payer les produits jetables souvent moins chers, ou tout simplement les appareils ménagers les moins chers et donc les plus gourmands en eau comme en énergie. Laisser ce type d'appareils sur le marché en les taxant revient à punir les faibles revenus de l'être...

Le système de crédit d’impôt est également en lui-même une niche fiscale et nuit à l’économie : Les appareils subventionnés sont souvent fabriqués à l’étranger ou issus de sociétés basées à l’étranger, ce qui engendre la perte de capitaux publics sur notre sol. Depuis la mise en place des mesures d’encouragement, l’inflation augmente sur les produits « dits » écolos alors que le volume de fabrication à fortement crût, générant de nouveaux marchés « juteux » labellisés écologiques bien plus rapidement que leur effets sur l’environnement. Si la concurrence permet parfois d’obtenir une baisse des prix, ce n’est véritablement pas le cas lorsque les marchés sont soutenus par des aides fiscales. Ont peut aisément remettre en cause le principe même visant à labellisé « écologique » des produits qui ne le sont pas toujours. Et les réformes des règlementations en matière d’environnement ne suivent pas, entraînant alors une « jungle » où chaque lobbying, chaque entreprise, exulte par ses arguments rarement chiffrés, l’intérêt économique et écologique de systèmes ou l’efficacité est très disparate des uns aux autres.

Il existe pourtant des solutions, simples et envisageables par tout le monde dans l’habitat!

 

L'eau tout d'abord: (1er volet)

C'est un enjeu important, car la préservation de nos ressources en eau potables et donc, à faible coût, permettra également 7687-Chute-d-eau-0.jpgd'assurer la stabilité entre les peuples face au dérèglement climatique qui risque d'assécher des régions entières du globe. Si les pays riches ne font rien tant qu'il le peuvent, nous pouvons imaginer alors des migrations de masse vers des zones vivables, vers des terres cultivables...

Voici donc quelques mesures simples, parfois coûteuses au départ mais qui permettraient de moderniser notre façon d'utiliser notre ressource en eau sans pour autant nuire au confort actuel. Bien sûr, il faudra d'autres mesures, être toujours plus ambitieux mais ces mesures sont, je le crois, un point de départ essentiel.

1- Limiter le débit de tout organes de puisage et remplissage à 6litres/min (robinetteries). (Les débits varient souvent entre 6 et 18l/min selon la qualité des appareils)

eau%20robinet.jpg2- Mettre sous la responsabilité des sociétés et syndicats des eaux la pose et l'entretien décennal de réducteurs de pression avant compteur sur toutes les installations neuves et existantes en fonction d'un calendrier sur l'existant.

3- Rendre obligatoire l'installation de douches simples dans toutes constructions neuves et rénovations.

4- Imposer un diamètre minimum de pulvérisation dans les douches permettant l’arrosage intégral des personnes de façon à économiser le temps d’arrosage et donc le débit total de lavage.

5- Mettre en place un système de déclaration de travaux pour toutes rénovations de locaux d'eaux assorties aux assurances travaux afin d’établir un cahier des charges contraignant en terme de respect des normes encore trop souvent ignorées.

6- Rendre obligatoire l'installation de stockages d'eaux de pluies pour toute constructions neuves ET réhabilitations à neuf d'au moins 5m3 incluant un  acheminement à basculement automatique favorisant la réserve pour tous appareils de lavage (lave linge, lave vaisselle) et dispositif de chasse, et arrosages. La mise en place de cette règle devant bien sûr être assortie aux conditions de construction et surtout de terrain disponible (à définir).

7- Limiter le débit maximum de tout appareil d'arrosage à main ou automatique vendus dans le commerce.goutte_eau.jpg

8- Introduire une norme d'horaires d'arrosage obligatoirement nocturne pour les systèmes automatiques en imposant d’intégrer aux appareils de régulation programmée un système de déclenchement basé sur la luminosité. La verbalisation des contrevenants sous tutelle des équipes municipales habilitées.

9- Recenser l'ensemble des puits et mettre sous la responsabilité des puisatiers la déclaration de toutes créations ou entretien de puits ainsi qu’une déclaration à l’achat des pompes de puisages.

10- Rendre obligatoire et non violable un comptage de pompage prenant en compte l'aspiration pour toutes installation de pompage domestique ou professionnel.

11- Définir un volume de puisage autorisé annuel en fonction de la surface du terrain hôte et tenant compte de façon réaliste des usages courants.

12- Mettre à la charge des sociétés et syndicats des eaux le relevage des comptages et la perception des taxes de surconsommation annuelle.

puit.jpg13- Instaurer une taxe de prélèvement pour tous puisages supérieurs aux valeurs prédéfinies par la règle de pompage sur puits et forages domestiques.

14- Rendre obligatoire les dispositifs d'expansion de dilatation sur tous les appareils de stockage d'eau chaude.

15- Mettre en place une véritable politique de l'eau pédagogique en incluant un programme d'enseignement à l'économie environnementale dans les écoles et à destination de tous publics par notes informatives régulières à charge des collectivités locales.

16- Introduire un label de professionnels de l'eau en plaçant sous conditions des contrats d'assurances travaux (décennales, dommage ouvrages, etc...), la validation tous les 5 ans des compétences d'économie environnementale, pour les sociétés et personnels habilités à travailler sur les installations d'eaux ainsi que tous professionnels assurant la qualité de conseils et maître d'oeuvre.

17- Mettre en place des stages de formations d'économie environnementale sous la responsabilité et la charge des chambres de commerce et de métiers.

18- Instaurer une règle d’assainissement assurant un rejet d’eau usées et vannes selon le mode de « station d’épuration individuelles » Rendre possible et simplifier la création de réseau domestiques collectifs d’épuration sur les lots en zones rurales, les lots à faibles surfaces et hameaux de campagne mis en place par des collectifs d’habitants pouvant générer un moindre coût d’installation et d’entretien.

 19- Imposer la limitation du besoin en eau des appareils ménagers liés au lavage en basant la règlementation sur une échelle de progression tenant compte des avancées technologiques afin, par exemple de ne plus autoriser la mise sur le marché d'appareil de classe D ou inférieures.

 

Parmis ces mesures, la première est bien évidemment de responsabiliser les professionnels du secteur afin de garantir le respect des normes déja en vigueur, ce qui est loin d'être le cas actuellement. Cela passe par une meilleure formation professionnelle ainsi qu'une bonne information auprès des consommateurs auxquels le gouvernement est prêt à faire payer des taxes pour les non respects de règles que souvent, ils ignorent...

 

 

 

Emmanuel Vrel-Lavezzi 

 

Toutes les notes